Kaiki かいき

Kaiki かいき



Est ce le début d'une fin, ou la fin d'un début ...

...pourquoi chercher un sens à tout ceci.





- Ouvre les yeux. Que vois tu ?

- Des pantins....des ficelles les guident vers un futur incertain. Que vont-ils devenir ...

- Tu es comme eux.

-...




Ferme les yeux, prend ma main, et marche vers ton propre destin.






Tout commencement se doit d'être remarquable et remarqué.
Bizarre ou étrange ? Non, seulement réaliste.






Monde peuplé d'aveugles.




[ Cet article n'a de sens que si vous lui en trouvez un ]

# Gepost op zaterdag 19 september 2009, 17u53

[ Je ne veux pas saisir de titre ]

Questions :



- Le nouveau né à peine sortit du ventre de sa mère est-il doué de pensées ? Sûrement...seulement comment pense-t-il ? Dans nos pensées nous nous parlons, nous utilisons notre langue natale. Le nouveau né ne sait pas parler...Pense-t-il en gazouillis ?


- Combien de bactéries sont déposées en un an sur une poignée de porte ?


- Quelle est la limite de l'intelligence humaine ?


- ...

# Gepost op dinsdag 22 september 2009, 14u47

Les cours de philosophie

Les cours de philosophie
Mr ..., professeur de philosophie disserte sur l'existence de Dieu et sur l'infini, sa voix monocorde m'endormant peu à peu, me décrochant un bâillement de temps à autre. Au deuxième rang, colonne de gauche, chaise côté fenêtre, mon corps se languit.
Ce mercredi matin, 8h, j'ai opté pour une position bien particulière, qui illustre à merveille ma dévotion à la philosophie:
Le dos courbé en direction de la table, le coude droit s'obstinant à retenir ma tête embrumée, et le regard perdu dans le vide.

"Descartes a le droit, à partir de l'idée d'infini, de conclure à l'idée de Dieu..."

Bourdonnement incessant qui vient perturber mon esprit engourdi.
Je jette un regard furtif à ma montre -dissimulée dans ma trousse- et laisse échapper un soupir: 8h03, ce qui signifie que je dois encore tenir 1h57 minutes...

Ne trouvant aucune autre occupation, mon attention se porte sur la vue vers l'extérieur que m'offre cette place privilégiée.
Je connais cette vue par c½ur à présent, encore maintenant je peux aisément me la visualiser.
L'entrée du bâtiment le plus à droite est très large, elle ressemble à une entrée de garage. On peut y apercevoir, selon les jours, une camionnette blanche immatriculée 34. La poubelle, marquée au feutre noir d'un message illisible depuis ma place, est rangée comme chaque jour contre le mur blanc à droite. A l'étage, une ouverture en demi cercle formée de vitraux vert, rouge, et d'un carreau blanc. Un pan de l'ouverture manque à l'appel, ce qui m'enchante car cela me donne la possibilité d'observer les personnes qui viennent travailler dans la pièce. J'ai pu remarquer que ces personnes sont souvent jeunes. A priori elles travaillent le bois, je n'ai pas de renseignements plus précis à ce sujet.
Sur le trottoir s'approche la fille qui a pour habitude de passer la ruelle le lundi vers 15h, et le mardi à 11h30. Peut-être passe-t-elle à d'autres moments mais je n'en suis pas informée: je ne suis que rarement dans cette salle. Elle doit avoir 17 ou 18 ans. Ses longs cheveux bruns frottent sur son sac à dos noir. Sa silhouette corpulente avance d'un pas habitué, ses pieds connaissent la moindre cassure du trottoir. Vu de l'extérieur elle m'apparait comme une personne taciturne, mélancolique, et abattue. Je la suis des yeux jusqu'à ce qu'elle disparaisse de mon champ de vision.
Mon regard remonte vers les immeubles qui s'étendent à l'arrière. Il arrive que j'entrevois quelqu'un à travers les vitres: un homme d'une vingtaine d'années téléphonant, une femme, plus vieille cette fois, cherchant quelque chose comme un papier dans son appartement.
La boutique juxtaposée au garage blanc est la plupart du temps vide. J'ignore ce qu'on y vend exactement, mais elle a l'air de petite taille. Cependant je l'aime beaucoup car sa couleur rouge donne un peu de vie à la rue.
Accoté sur son flanc droit: un bâtiment beige, un portail ouvrant sur une cour où pousse un arbre, vélos, motos, cyclomoteurs y sont garés. Si je souhaite voir ce qu'il se passe à l'intérieur il me suffit de diriger mon regard sur les fenêtres du premier étage: dans la pièce la plus à droite il y a un tableau blanc, la pièce à coté un bureau.

Je me complais à observer pendant les cours de philosophie l'animosité qui règne dans la rue.
Mon corps reste sur ma chaise tandis que mon esprit survole le quartier...


( Devrais-je changer le temps ? J'avais d'abord rédigé à l'imparfait pour les descriptions et passé simple pour les actions mais je trouvais le texte plus fluide au présent.)

# Gepost op dinsdag 06 oktober 2009, 14u48

Gewijzigd op vrijdag 16 oktober 2009, 16u39

Une inspiration subite

Un texte que j'ai commencé à rédiger sans trop savoir comment il allait se terminer...


« Ce monde n'est pas le mien », dernière phrase que tu m'avais légué avant de t'échapper de mon esprit, de le laisser seul, sans un soupir, sans une plainte. C'est comme si une partie de moi-même s'était envolée avec toi, créant un vide. Par moment j'avais la sensation qu'il pouvait m'engloutir.

Vivre dans le néant.

Tu avais disparu avant même que mes doigts aient eu le temps de t'effleurer pour la première fois, que mes yeux aient plongé dans tes prunelles, tu m'avais volé ce plaisir.
Pourquoi ?
Je me le répétais inlassablement au fond de moi-même. Si les questions fusaient dans ma tête, les réponses semblaient avoir prit la poudre d'escampette.
Tes confessions journalières me manquaient, le timbre de ta voix si douce qui me susurrait mille secrets me manquait. Ta présence avait sue réchauffer mon c½ur prisonnier de la glace.

Aujourd'hui tu n'es plus là et j'erre dans les ténèbres.

**

# Gepost op dinsdag 06 oktober 2009, 14u54

Désir de mort

Désir de mort
Comment est ce que je parviens encore à scruter mon image dans le miroir ?
Des yeux bleus me fixent intensément, fixent ce visage, ce corps, cette chair meurtrie qui se cache sous les vêtements.
Ferme les yeux m'ordonnais-je à moi même. Peut-être qu'ainsi tu auras le courage de retirer ces habits.
Non, non, non !!! Tais-toi ! Va-t-en !
Son rire cristallin résonne à l'intérieur de mon être. Les paumes de mes mains s'appuient contre mes oreilles. Il faut que cela cesse, que je poignarde, que j'assassine la bête qui m'habite.

Non, je suis forte. Un regard plus dur se pose sur moi. J'ôte mon tee-shirt, la man½uvre m'arrache une grimace de douleur.
Cela fait longtemps que j'ai cessé de compter les ecchymoses. Sous ma peau, les côtes saillent. Nombre de plaies peinent à se refermer, entailles profondes infligées par le mal-être qui s'est emparé de moi depuis que je suis entré dans ce quotidien de souffrances. Pas un seul centimètre de ma peau n'est épargné.

Je suis un cadavre vivant.

Je ne pense pas être capable d'entrer dans la cabine de douche, de me laver...Imaginer une seconde toucher cette chose me répugne.
Des pas se font entendre dans le couloir, je me jette sur la porte et la verrouille. Les mains plaquées sur ma bouche, j'attends.

" Qu'est ce que tu fous là dedans ?!! mugit-il. J'entends pas l'eau qui coule, mais tu fiches quoi merde ?! Ouvre moi ! Dépêche toi ! "
Il assène un coup de pied faisant trembler la porte de la salle de bain.
"- Je, je...Jjj...j'entrai dans la douche justement....Je sors..ddd..dans cinq minutes... balbutiais-je.
- Fais plus vite que ça ou je démonte la porte pour te foutre une raclée, menaça-t-il."

Les pas s'éloignent. Les battements de mon c½ur résonnent dans mon crâne, le souffle haletant, m'approchant de la douche je me mets en quête d'une idée qui pourrait m'épargner ce moment détestable.
Je ne trouve rien de mieux à faire que de faire pivoter le bouton d'eau froide au maximum, de refermer les pans coulissants de la cabine, et d'attendre patiemment à l'extérieur. Les cinq minutes s'écoulent lentement, je remets délicatement mon tee-shirt en prenant soin de toucher le moins possible ma peau, et je sors de la pièce. Quel soulagement d'être sortie de cet endroit.

Mon c½ur palpitant se calme à mesure que je m'éloigne. Je suis sur le point de toucher la poignée de ma chambre quand une force m'attrape par le col me faisant faire volte face.
Je n'ai pas le temps de voir le coup venir, le contact entre son poing et ma joue m'envoie valser contre le mur d'en face. Ma cage thoracique émet un craquement sourd, je n'ai plus la force de crier ma douleur, je suis habituée.

" Tu pues la pourriture ! Tu te fous de ma gueule hein ?! Sale petite peste va ! vociféra mon beau père."
La pourriture me semble le terme correct pour décrire le corps qui m'abrite, un corps en décomposition. Toujours acculée contre le mur, je tente de reprendre mes esprits, ma vue est trouble, des larmes de sang s'écoulent dans mon ½il droit. L'homme m'agrippe par mes cheveux me faisant relever la tête.
" Ark ! Dégueulasse ! J'ai mal visé, dommage pour ta gueule. T'es encore plus moche qu'avant !"
Sur ces paroles, il laisse échapper un rire sadique avant d'envoyer son genou dans mon abdomen. Un long cri de douleur sort de ma gorge.
Ses doigts immondes lâchent brutalement ma tête qui va s'écraser contre le sol. Un épais liquide chaud se répand hors de ma bouche tâchant le carrelage blanc de sa couleur pourpre.

Je vais mourir... par pitié, que je meurs...

Je reste étendue là pendant un moment, je ne sais pas combien de temps exactement, j'ai perdu la notion du temps, mais il revient avec des serviettes. M'enroule dedans. Mais que va-t-il faire de moi ? Il paraît réfléchir, hésite. Serait-il doué d'une quelconque conscience ? Finalement il insère ma tête dans un sac plastique et entreprend de me porter jusque la voiture familiale.

La route est longue, je me demande où il m'emmène...pour une raison qui m'échappe je n'arrive pas à avoir peur, est ce que je me rends compte réellement de ce qui m'arrive ? J'ai du mal à respirer dans ce sac plastique, de plus mon sang se déverse peu à peu à l'intérieur. Je suffoque, en m'entendant l'homme jure et accélère.
Nous nous arrêtons bientôt dans une ruelle perdue, une ruelle qui croule sous les ordures. Peu à peu je comprends, je vais rejoindre ces immondices, tel est mon sort. Cela m'est égal, je souhaite juste que tout se termine. Il fait nuit, il n'a pas peur de se faire repérer. Avait-il tout calculer d'avance ? Ou avait-il profiter de l'absence de personne à la maison pour s'en prendre à moi. Maman ne m'aurait pas tué elle. Même si elle le laissait m'infliger ces tortures quotidiennes, elle ne voulait pas que je meurs. J'en suis sûre. D'ailleurs ma mère est surement la seule personne qui m'aimait après la mort de papa, même si elle aussi ne croyait pas à mon innocence. Nous étions lui et moi dans la voiture quand cela est arrivé. Je m'étais disputée avec lui, il s'était tourné vers moi pour me dire quelque chose, il avait juste détourné son attention de la route une seconde, pourtant cela avait suffit à le tuer. J'aurais préféré mourir à ses côtés, j'aurais eu le privilège de mourir heureuse. Ou alors je devais vivre cette situation pour être puni ? Oui, c'est ma faute, je l'avoue, j'ai tué papa. Désolé maman. Je veux juste que tu me pardonnes un jour. Ne sois pas malheureuse quand tu apprendras ma mort, il faut que tu souris car je n'ai pas eu cette chance. Ma mort aura au moins servit à te rendre heureuse.

Je t'aime

Mon beau-père, après m'avoir jeté aux milieux des sacs poubelles qui empestent, s'applique à brûler les traces de ma mort, ces serviettes qui avaient su éponger l'essence de ma vie. J'observe ce spectacle ne sachant que faire d'autre. Peut-être aurait mieux-t-il valu que je songe à ma vie passée mais j'avais peur de rendre ma mort encore plus mauvaise.
Une sonnerie retentit. Il décroche:
" Oui ? Ah c'est toi Lucie !"


Maman ?


Je voulais crier, crier que j'étais là, que je vivais encore, que je l'aimais, oui je voulais lui dire tant de choses à présent. J'ai attendu ma mort pour ressentir le besoin de lui parler.

"Oui, c'est fait. Je brûle les preuves.
- ...
- Oh oui ne t'en fais pas je l'ai jeté à 50km de la maison avec les déchets, on ne risque pas de venir nous faire chier avec cette gamine. On prétextera une fugue, c'est courant d'nos jours, et puis c'est une gamine à problèmes tout le monde y croira.
-...
- Pour les coups ? Barf ! On aura qu'à dire qu'elle se les infligeait ! Après tout elle se scarifiait bien. Ne t'en fais pas, des pleurs ajoutés à ces excuses et tout ira bien. Nous pourrons enfin vivre en paix.
-...
- Oui moi aussi je t'aime. Je te rejoins d'que je peux, prépare le lit, ce soir on fait l'amour comme des fous."

Il émit un rire des plus désagréables avant de raccrocher.

Je vous hais. Achève moi ! Que fais tu ?! Non, ne pars pas !! Ne me laisse pas agoniser ! Tue moi !!!!!!

La voiture s'éloigne rapidement me laissant seule face à la mort. Les heures passent, mon corps se refroidit, mon c½ur ralentit. J'arbore un sourire: prend moi, dévore moi, engloutit moi, mais par pitié fais vite, je t'attends.

**


" Aujourd'hui, mercredi 7 octobre 2009, a été retrouvé le corps d'une jeune fille de 17 ans dans un hameau aux alentours de Carcassonne. Il semblerait qu'elle soit morte de blessures qu'elle s'auto-infligées. Les parents ont signalé sa disparition lundi, elle aurait fugué n'acceptant pas le remariage de sa mère. Nous n'avons pour l'instant pas plus d'informations sur cette tragédie, une autopsie est en cours actuellement.
Dans le reste des informations nous...."

Lucie et Pierre s'embrassaient langoureusement, satisfaits de leur acte. Ils pouvaient enfin vivre en paix.


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Je sais que le style est spécial, mais je pense qu'écrire sur des sujets divers et variés est enrichissant.

# Gepost op woensdag 07 oktober 2009, 13u03

Gewijzigd op dinsdag 03 november 2009, 13u17